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Nouveau  logos/maera_vignette.jpgMaera : projet de modernisation, contribution EUP 2  -  par Jacky_Chanton|Administrateurs

CONTRIBUTION A L’ENQUETE PUBLIQUE DE l’ACTUALISATION, EXTENSION ET MODERNISATION DE LA STATION D’EPURATION MAERA

 

 

Lattes, le 3 Septembre 2019

 

 

A l’attention de Monsieur le Président de la Commission d’enquête

 

 

Monsieur le Président,

 

Comme ce n’est pas habituel, et dans le cadre de la démocratie participative citoyenne,  je remercie les membres  de la commission d’enquête publique et en particulier son Président pour avoir organisé la réunion d’information relative à la réactualisation, extension et modernisation de la station d’épuration MAERA le 10 Juillet 2019 sur la Commune de Lattes.  Elle avait pour but de présenter les aménagements de ce projet et ainsi permettre un débat « Questions / réponses » entre les services « eau et assainissement » de la Métropole et les citoyens.

 

Je regrette cependant que les dates  de cette enquête publique , pour un sujet aussi important, soit organisée durant la période des vacances. Toutefois je se suis gré de ce report de date au 4 Septembre 2019, même si nos associations n’auront pas pu ce concerter durant cette période.

 

Les objectifs de Montpellier Métropole :

 

  • Tendre vers zéro nuisance

 

  • Contribuer à limiter l’empreinte sur l’environnement

 

  • Faire de Maera une station à énergie positive

 

  • Développer toute forme de valorisation (réutilisation partielle des eaux usées traitées)

 

 

La station Maera collecte les eaux usées de 19 communes :

14 communes de Montpellier Méditerranée Métropole

  3 communes de Pays de l’Or Agglomération (Carnon, Palavas, Saint-Aunès)

  2 communes de la Communauté de Communes du grand Pic Saint-Loup (Assas, teyran)

 

La station de traitement des eaux usées existante possède une capacité nominale de 470 000 EH pour un volume journalier admissible de 130 000 m3/j.

 

 

Quel est le constat sur le choix de l’émissaire en mer et du projet de Montpellier Méditerranée Métropole pour la réactualisation, extension et modernisation de la station d’épuration de la Céreirède ?

 

  • Un  choix onéreux et contestable du rejet des eaux traitées à partir d’un émissaire en mer (2005) :

Onéreux : 65 Millions d’euros pour le seul émissaire en mer.

Coût global :  Le premier chiffrage avec le rejet en mer était un peu élevé, selon l’agence de l’eau, soit un montant prévu de 112,8 Millions d’euros ?  En réalité la note finale sera de 150 Millions d’euros, ce qui en fait la station la plus chère de France et certainement d’Europe pour sa capacité épuratoire en équivalents habitants.

Contestable : Cette station pollue en permanence la mer et le Lez après de forts orages jusqu’à ce jour et par voies de conséquences des effets négatifs sur la qualité des eaux des étangs et du littoral.

 

Voilà la présentation des performances annoncées de MAERA par Montpellier Agglomération :

Montpellier Dans l’exercice de ses compétences assainissement, la Communauté d’Agglomération de veut assurer le plus haut niveau de collecte et de traitement des eaux usées et de rejet des eaux épurées afin de protéger notre environnement naturel.

 

La station pourra, alors, traiter 130 000 m3 par jour (soit les effluents d'une ville de 470 000 habitants) contre 80 000 m3 aujourd'hui et offrira de nombreux avantages.

Parmi les avantages qu’offre la nouvelle station MAERA depuis le 1er trimestre 2006, on peut citer :

-        l’assurance du meilleur taux d’épuration possible à ce jour,

-      la garantie de la qualité des eaux de baignade du littoral maritime,

-      la réhabilitation du Lez et des étangs,

-      la sauvegarde du milieu marin et des métiers de la pêche,

-      le traitement des eaux de pluie,

-      la suppression sonore et olfactive de proximité,

-      une parfaite insertion du site dans l’environnement,

-      la mise en œuvre d’un système de contrôle et de surveillance permanente des

        Installations …

 

  • Une gestion technique discutable puisqu’elle n’a jamais répondu aux objectifs qui ont été annoncés par l’Agglomération depuis sa rénovation, extension, modernisation de 2005 :

Quel est le bilan de la station « MAERA » neuf mois après son inauguration ?

Les membres du comité de suivi de cette station nous informent que les performances de dépollution à 95% annoncé par Véolia et l’Agglomération de Montpellier ne sont pas respectées … !

 

La capacité épuratoire de la station parait nettement sous-évaluée par rapport aux annonces des performances par l’Agglomération de Montpellier.

Elle est censée traiter un volume journalier admissible moyen de 130 000 m3/j, donc, 47 450 000m3/an.

 

  • Bassin d’orage avec une capacité déjà insuffisante dès 2008 :

Avec le bassin d'orage, la grande partie des eaux pluviales, hors intempéries importantes, se trouvent captées dans l'ouvrage enterré à une profondeur de 8 mètres ; elles sont ensuite dirigées pour leur assainissement jusqu'à la station d'épuration de la Communauté d'agglomération de Montpellier, MAERA.

Lors des orages exceptionnels au-delà du bassin d'orage, un chenal aval a été construit afin que les pluies dépassant la capacité du bassin aillent se déverser dans le Lez.

Intégré dans un vaste schéma d'amélioration de l'assainissement des eaux usées de la ville et des communes de l'agglomération, le bassin d'orage des Aiguerelles concilie deux objectifs : maîtriser les eaux du Lez et les risques d'inondations et préserver la qualité de l'eau. D'une envergure de 100 x 40 mètres, l'ouvrage béton est actuellement en période de mise en service. Fin 2008, sa surface sera aménagée pour devenir la partie arborée du site.

 

  • La qualité de conception de MAERA, selon le Journal HARMONIE d’Avril 2008 :

« Cette triple certification, obtenue pour la première fois au monde, récompense la qualité de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de cette installation dans le respect de l’environnement » selon Monsieur Georges Frêche, président de Montpellier Agglomération.

« Nous visons l’excellence à Maera ». Un équipement en faveur du développement durable…Une station pour le futur … -                La solution technique la plus performante … Selon Monsieur Antoine Frérot, Directeur général de Veolia Eau alors qu’en 2004 il vantait les mérites du recyclage et réutilisation des eaux des stations d’épuration.

Nous avons vécu une « intox médiatique » en dehors d’une véritable transparence des informations.

 

  • Quelles sont mes interrogations après ces autosatisfactions ?

Pourquoi n’avoir pas choisi le référentiel Européen EMAS ?

L'appellation EMAS est commune aux pays et aux entreprises, est le nom du référentiel « européen de management environnemental et d'audit system », qui offre la possibilité aux entreprises de prouver leur engagement dans le domaine de l'environnement. Proche de la norme ISO 14001, la valeur ajoutée d'EMAS réside dans la portée de la communication environnementale, régulièrement actualisée et validée par un expert indépendant.

« En Allemagne, en Autriche et dans les pays scandinaves, les entreprises ont compris que communiquer sur leurs performances environnementales était un enjeu stratégique, beaucoup plus qu'en France. Pourtant ce type d'exigences devrait devenir incontournable.

 

 

DES PROJETS ONEREUX

 

La rénovation de station d’épuration de la Céreirède, elle sera appelée « MAERA »

Le cout excessif de la station d’épuration « MAERA » avec  quelques comparaisons (même période) :

 

-              La station du Nouveau Monde de Caen Mondeville, pour une Agglomération de 330 000 Equivalents-Habitants, cout : environ 65 Millions d’euros. Mise en service en 2003, ce montant englobe l’aménagement paysager des jardins filtrants.

 

-              La station d’épuration de San Rocco (Italie), cout : 87 Millions d’euros pour  1,2 Millions Equivalents- Habitants, elle recycle ses eaux et permet l’arrosage de 22 000 hectares (an 2004).

 

-              La Station d’épuration MAERA, cout : 150 Millions d’euros afin de traiter les eaux pour 470 000 Equivalents-Habitants, pas de retour sur investissements des eaux,  elle pollue en permanence la Mer, dégage des odeurs pestilentielles et pollue le Lez après de fortes pluies. La présence importante d’hydrogène sulfuré (H2S) dans le réseau, dégage des odeurs pestilentielles sur le territoire de Lattes centre avec des dangers possibles pour la santé.

 

Pourtant lors de l’enquête publique, j’avais souhaité le recyclage des eaux sur le site du Thôt puis la réutilisation des eaux (relance officielle de cette demande en 2010), ce qui aurait permis un gain d’environ 60 Millions d’euros, gagné par la suppression de l’émissaire avec la possibilité d’un retour sur investissements de plusieurs Millions d’euros/an, la création d’emplois tout en évitant des pollutions en mer. Aucun retour de l’Agglomération de Montpellier ?

 

Aujourd’hui la volonté de Montpellier Métropole est l’extension de cette station : coût, 120 Millions d’euros à charge des ménages qui habitent la Métropole plus les villes hors Métropole qui sont connectées à MAERA.

 

Cette nouvelle extension est pourtant contraire aux objectifs fixés par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse  qui préconise le recyclage  et la réutilisation des eaux. Ils ont été annoncés par  Monsieur Laurent ROY,  Directeur général de l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse lors de la journée technique du 11 Mai 2016  organisée  par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse à l’Hôtel de ville Montpellier dont le thème était : « UNE 2e VIE pour les eaux usées, C’est possible ». Puis  le Colloque à Lyon du 17 octobre 2016, dont le thème était : « La station d’épuration du futur, maillon de l’économie circulaire ». (J’étais présent à ces deux journées). 

 

L'objectif principal de la réutilisation des eaux usées est non seulement de fournir des quantités supplémentaires d'eau de bonne qualité en accélérant le cycle d'épuration naturelle de l'eau, mais également d'assurer l'équilibre de ce cycle et la protection du milieu environnant. Par définition, cette réutilisation est une action volontaire et planifiée qui vise la production des quantités complémentaires en eau pour différents usages afin de combler des déficits hydriques. La France est le mauvais élève de l’Europe et même l’un des  derniers de la classe en matière de recyclage des eaux des stations d’épuration surtout par rapport à l’Espagne ou l’Italie…

 

 

Réponses succinctes aux objectifs du Projet de Montpellier Méditerranée Métropole :

 

Le projet qui est présenté consiste prioritairement à une actualisation / réactualisation de la station d’épuration de MAERA avec prise en compte d’une extension (passage d’une capacité de 470 000 EH à 660 000 EH) et enfin d’une modernisation.

 

Afin de limiter au minimum l’impact de Maera, en temps de pluie, sur la qualité des eaux du Lez et améliorer le cadre de vie des riverains, c’est d’abord ne pas effectuer l’extension de Maera. C’est d’améliorer sa capacité en entrée de station et de traitement.  C’est de continuer à améliorer ou supprimer le réseau unitaire du pluvial et le remplacer par un réseau séparatif (pluvial, eaux usées). C’est de doubler, si nécessaire, la capacité des bassins d’orage de façon à permettre l’acceptabilité de prise en compte des ruissellements après des pluies intensives.

S’il est incontestable que la qualité de l’eau du Lez a presque retrouvé sa vie (en dehors des by-pass dans le Lez par temps de pluies), il n’en demeure pas moins que les habitants de la Lattes « la Céreirède » conservent un espace environnemental que personne ne souhaiterait avoir à côté de chez eux (esthétique, bruits, odeurs…). Le rejet en mer présente cependant un « avantage certain » pour éviter les pollutions du Lez puisque les pollutions vont en mer et par ailleurs, en cas de dysfonctionnements de MAERA les problèmes ne se voient pas ou pas ou pas assez tôt.

 

Tendre vers zéro nuisance, c’est un souhait Métropolitain, souvent exploité (le dernier date de la dernière extension / modernisation de cette station et appelée MAERA) mais qui n’a jamais été mis en application et la mission parait impossible avec le projet présenté.

 

Faire de Maera une station à énergie positive, oui, dans la mesure ou l’on respecte le principe de précaution, dans le cas de l’incinération des boues. Afin d’éviter les nuisances sur la santé des riverains, Il est donc impératif de transférer les boues de la station par une canalisation vers un site sans habitations sur un rayon de 500m à 1 km, ce qui laisserait la possibilité de traiter les boues de toutes les stations de la Métropole (A Marseille : le traitement des boues se trouve à 6 km de la station d’épuration).

 

Développer toute forme de valorisation (réutilisation des eaux usées traitées) : Oui, je l’avais d’ailleurs proposé en 2004. Il était possible d’éviter de dépenser 60 Millions sur les 65 Millions d’euros (coût de l’émissaire), à partir d’un recyclage des eaux en sortie de Maera afin de les recycler et les réutilisées pour l’étiage du Lez, les besoins propres à la station, les besoins de la Communes de Lattes (pour alimenter les roubines nécessaires au dessalement des terres… Elle permettait également un retour d’investissement appréciable.

Grâce à la réutilisation de l'eau, les eaux recyclées de Maera ne seraient plus envisagées comme un problème de mise au rebut mais elle permettrait de répondre à des besoins d’économie circulaire et une meilleure gestion de nos ressources en eaux souterraines.  

 

Gouverner c’est prévoir, or, en dehors d’aggraver la situation en connectant des villes de la Métropole et même  des villes hors Métropole, dès alors que Montpellier Métropole avait la connaissance que cette station ne pouvait pas répondre aux besoins, pourquoi n’a-t-elle rien prévu afin de remettre à niveau cette station depuis cette prise de conscience ?

 

Le comble de l’indécence, c’est que l’on veut reproduire aujourd’hui ce qui a été un échec hier à partir de la rénovation de la station d’épuration de la Céreirède  de Lattes et appelée « MAERA ».

Le Président de la Métropole prévoit de nous imposer son extension avec l’objectif (déjà promis mais jamais obtenu) de « ZERO NUISANCE » en 2023 ? Le plus alarmant, c’est qu’une unité d’incinération des boues y serait associée sur ce site.

 

Depuis 12 ans il était possible de corriger et améliorer les problématiques de la station d’épuration MAERA et de proposer des alternatives : 

- Etude pour compléter l’épuration en sortie de Maera, recycler et réutiliser les eaux pour l’étiage du Lez, les besoins de la station, l’industrie, les espaces verts, la recharge de la nappe phréatique si nécessaire...

- Etude afin de permettre d’avoir une station d’épuration performante avec des villes de proximité au Nord de Montpellier avec le recyclage du phosphore contenu dans les eaux usées  et réutilisation des eaux traitées pour l’arrosage…  (économie circulaire)

- Etude sur le choix et le lieu pour une  valorisation optimale des boues des stations de Montpellier

  Métropole.

 

Permettre la participation des citoyens et associations aux décisions. 

 

 

Les avantages du recyclage et réutilisation des eaux de Maera

 

Si le réchauffement climatique se confirme, les besoins d’irrigation agricole seront plus importants. Il sera donc nécessaire d’investir pour de nouvelles ressources en eau.

Dans le cadre du développement durable, le bilan environnemental et économique pourrait être le suivant :

 

Bilan environnemental :

  •          Ne plus polluer la Méditerranée et lever l’hypothèque des ressources balnéaires et touristiques.
  •          Permettre une réserve en eau pour l’étiage du Lez, les besoins de la station, l’industrie, les espaces verts, la nappe phréatique si nécessaire, l’agriculture…
  •          La préservation de nos eaux souterraines
  •          Répondre aux critères de l’économie circulaire et du développement durable.

 

Bilan financier prévisionnel :

  •          Valoriser l’eau qui est actuellement rejetée en mer en pure perte à la place de polluer dangereusement le milieu marin.

 

  •          Permettre un retour sur investissements de plusieurs Millions d’euros/an. Le seul coût de l’étiage du Lez s’élève en 2017 à 2 185 878,39 euros, c’est l’eau du bas rhône qui l’alimente actuellement par BRL.

 

Cette argumentation est confortée par un rapport de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) qui a publié en mars 2009 : «Ressources en eau de l’Europe – Faire face à la pénurie d’eau et à la sécheresse ». Pour lutter contre la raréfaction de l’eau, elle insiste sur la nécessaire diminution de la demande et l’augmentation de l’efficacité de l’utilisation qui en est faite.

 

La période actuelle est propice à la réflexion d'un système plus moral et plus axé sur la durabilité.

 

Si Montpellier Méditerranée Métropole maintenait le projet de sa politique d’extension de la station d’épuration malgré tous les risques qui sont connus ou prévus et/ou annoncés à ce jour, il s’agirait, une fois encore, d’un manque d’appréciation et de vision des besoins. Cette extension serait contraire au bon sens, à la mauvaise utilisation de l’argent public et ne répondrait pas aux critères de développement durable ni à l’intérêt général.

 

Tous les indicateurs pour une extension de cette station d’épuration sur ce site sont au rouge et Montpellier Méditerranée Métropole souhaite malgré tout, nous imposer son extension.

Ma contribution à cette enquête publique consistera donc, à expliquer et documenter les raisons pour lesquelles ce projet d’extension n’est pas réalisable sur le site de la Céreirède.

 

 

Ma position pour répondre aux besoins :

Faut-il actualiser/réactualiser, moderniser la Station d’Epuration MAERA ? La réponse est : OUI.

Faut-il créer un volume de stockage supplémentaire, une extension maximale de la capacité actuelle des bassins d’orage ? La réponse est : OUI.

Faut-il améliorer et/ou supprimer le réseau UNITAIRE et les remplacer par des réseaux SEPARAFIFS, réduire les pollutions en amont et permettre une meilleure prise en compte de l’acceptabilité des eaux à traiter par MAERA ? La réponse est : OUI.

Faut-il procéder à l’extension de la capacité de la station de 470 000EH à 660 000EH (+40%) ? La réponse est : NON.

 

La proposition de Montpellier Métropole n’est pas acceptable car elle ne répond à aucun besoin pour le sud de Montpellier et pénalise les besoins à venir des villes du nord de la Métropole (les besoins en eau recyclées).

Elle ne supprime pas les dysfonctionnements mais les réduits temporairement.

Elle ne supprime pas les pollutions, elle en réduit certaines provisoirement mais elle en augmente d’autres par l’aggravation des pollutions en mer.

L’éloignement et le nombre des villes connectées génèrent des dysfonctionnements techniques à la suite des problématiques d’intrusion d’eau douce et à la formation de sulfure d’hydrogène dans les réseaux, en particulier au niveau des nombreux postes de refoulement et même si des traitements existent, ils sont très onéreux. Quant à la Commune de Lattes, elle doit, une fois encore, subir toutes les contraintes des risques environnementaux avec des impacts sur notre santé.

 

Il est consternant de constater que cette extension sera effectuée en zone inondable non protégée et que l’intérêt principal du recyclage et réutilisation des eaux n’est pas programmé. Par ailleurs, ce projet n’est pas compatible avec la prise en compte des effets du changement climatique (répondre aux périodes de sécheresses et de pluies intensives), au développement durable, à l’intérêt général et au bon sens.

 

 

 

Les pollutions permanentes par les exutoires en mer des stations d’épuration :

  • Une pollution prouvée depuis longtemps. Elle est confirmée en Juillet 2019 par les chercheurs du programme européen Jerico-Next et coordonné par l’Ifremer.

 

La Mer sous traitements médicaux forcés :

https://www.socialmag.news/28/07/2019/mer-sous-medicaments/

Publié le dimanche 28 juillet 2019

 

Des médicaments pour l’homme qui sont rejetés dans l’environnement marin suite à leur passage dans des stations d’épuration. Quel impact sur l’environnement ?

 

Pour la première fois, les chercheurs du programme européen Jerico-Next, coordonné par l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), ont pu prouver que les déjections de l’activité humaine (médicaments, produits d’hygiène et ménagers, herbicides, etc.) sont rejetés dans l’environnement naturel par les eaux et se retrouvent dans les océans, aussi bien dans sur les zones côtières qu’au large.

 

« Les polluants détectés dans l’environnement sont de plus en plus nombreux, dont les molécules pharmaceutiques, les produits d’hygiène, les plastiques et pesticides », a déclaré Cécile Miège, chimiste au centre Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, fondé en 2012)

 

  • Une pollution qui trouve son origine dans les stations d’épuration :

Si le plus gros est filtré, les molécules chimiques médicamenteuses de nos déjections, elles, passent au travers des filtres et se déversent ainsi dans les cours d’eau, les mers et les sols : « Les stations d’épuration traient la matière organique, l’azote et le phosphore souvent, mais elles ne traitent pas la pollution chimique diffuse », poursuit Cécile Miège.

 

Le plus souvent, ce sont les composants des antibiotiques et anti-inflammatoires, qui sont les médicaments les plus utilisés. Entre 70% et 80% des antibiotiques consommés par l’homme finissent dans les environnements naturels. « En 2000, les eaux usées étaient une source de pollution pour 50% des rivières du globe. En 2010, presque toutes les rivières du monde étaient touchées », explique Maryna Strokal, professeure à l’université de Wageninger, dans un article du Guardian.

 

  • Des conséquences environnementales graves :

Tout l’écosystème est mis en danger par cette pollution moléculaire… Avec le réchauffement climatique il pourrait y avoir des « conséquences biologiques sur les écosystèmes marins » selon Laurent Roy. Une transformation chimique de l’environnement qui pourrait avoir de lourdes conséquences.

 

Les poissons peuvent subir des transformations hormonales car ils sont les premiers à être exposés à ces substances chimiques. Le mérou, par exemple, est censé changer de sexe en grandissant ; cette transformation naturelle de son évolution biologique pourrait ne plus se produire à cause de cette exposition aux substances chimiques médicamenteuses. Pour les poissons d’eau douce, c’est un changement inverse qui se produit, puisqu’ils risquent de changer de sexe à cause des rejets de médicaments contraceptifs, alors qu’ils ne le devraient pas.

 

Les stations d'épuration : une surprenante source de pollution par les microplastiques (Août2018) :

https://www.unenvironment.org/fr/news-and-stories/recit/les-stations-depuration-une-surprenante-source-de-pollution-par-les

 

Les pollutions par les rejets en mer des STEP  (1971):

https://www.shf-lhb.org/articles/lhb/pdf/1971/08/lhb1971056.pdf

 

Pays Basque 2017 : le traitement des eaux usées rejetées en mer est insuffisant.

Deux émissaires sont visés : celui de Biarritz-Milady et celui de l'Uhabia à Bidart. Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=149&v=QfNcTsRGVIo

 

Effets endocriniens des contaminants en milieu marin :

Direction de l'Environnement et de l'Aménagement Littoral Département Polluants Chimiques Effets endocriniens des contaminants en milieu marin Blandine MEUS Gilles BOCQUENÉ

https://archimer.ifremer.fr/doc/00076/18758/16328.pdf

 

L'état actuel des connaissances dans le domaine de l'écotoxicologie a mis en évidence la présence de contaminants ayant la capacité de perturber la régulation des hormones endogènes des espèces aquatiques et ainsi de modifier et d'altérer les mécanismes endocriniens et la fonction de reproduction.

 

 

Des interrogations sur des pollutions diffuses

 

Une pollution permanente en mer :

  • L’étang du Prévost a été touché par une pollution Escherichia Coli et déclassé en catégorie C pour trois ans. La station d’épuration MAERA est pointée du doigt.

On peut s’interroger : Si la station MAERA est à l’origine de cette pollution, cela signifierait la mise en cause de la fiabilité du process de cette station ou du réseau ou des deux.

 

A cause d’une pollution, les compagnons de Maguelone suspendent leur activité :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/herault-cause-pollution-compagnons-maguelone-suspendent-leur-activite-1647218.html

 

https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/les-compagnons-de-maguelone-victiment-d-une-pollution-de-l-etang-du-prevost-1553766678

 

https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/les-compagnons-de-maguelone-veulent-comprendre-1559891678

 

Après l’arrêt de leur activité conchylicole les Compagnons de Maguelone veulent comprendre l'origine de la pollution de l'étang du Prévost qui a été touché par une pollution Escherichia Coli et déclassé en catégorie C pour trois ans.

On pointe du doigt la station d’épuration MAERA. Le Sous-préfet, Philippe NUCHO reconnait l’existence « d’une ou deux fuites sur la conduite de MAERA… qui ont été corrigées »

 

 

Connexion de villes hors Métropole :

Montpellier Métropole a fait connecter des villes «même hors Métropole » alors qu’elle avait la connaissance que la station MAERA n’était pas en capacité à répondre aux besoins dans des conditions acceptables. Pourquoi ?

En ayant travaillé toute ma carrière professionnelle dans le secteur privé,  si j’avais pris de telles décisions, j’aurais été immédiatement licencié.

 

Si ce projet d’extension de MAERA se réalise, la pollution dite « INVISIBLE » avec les  flux quotidiens de micropolluants tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les alkylphénols ainsi que certains résidus de médicament, métaux lourds ou pesticides en mer, la pollution sera au moins aussi importante et certainement supérieure à aujourd’hui.

Ces pollutions ne semblent  pas  gêner certains élus,  or ces rejets dans les milieux aquatiques  ont  des  conséquences  sur  l’environnement  et la santé humaine. Ils peuvent  altérer le développement et la reproduction de certaines espèces en modifiant leur équilibre hormonal avec des risques de contamination de la chaîne alimentaire. 

 

 

Le risque Inondation

 

  • Extension en zone inondable non protégée :

La Commune de Lattes centre est bâtie dans le champ d’expansion des crues du Lez et de la Lironde, elle est très urbanisée et inondable à la fois :

- par des débordements des cours d'eau,

- par la remontée de la nappe phréatique,

- par la remontée des étangs,

- par le ruissellement du pluvial

 

  • On peut constater :
  • La diminution, voire la suppression, des zones naturelles d'expansion des crues;
  • l'élévation du niveau des terrains en bordure du Lez ;
  • l'imperméabilisation des sols par l'importance des surfaces bâties, en particulier depuis la fin des années1980;
  • les impacts des différents ouvrages (doublement autoroute A9, Ligne LGV) ;
  • la modification ou l’absence des pratiques agricoles, avec notamment des parcelles conduisant à  l’imperméabilisation des sols ;
  • la conjonction d'une inondation en amont avec l'élévation du niveau marin et des étangs en aval ;
  • l’importance des surfaces bâties et l’aggravation des Inondations et de la vulnérabilité des biens et des personnes ;
  • les effets négatifs  suite au dérèglement climatique qui est en cours ;
  • La culture du risque qui n'est pas toujours prise en compte.

 

  • Les études réalisées du bassin versant du Lez :

Suite au rapport de Monsieur Philippe QUEVREMONT de Inspection Générale de l’Environnement de Juillet 2006, indique la nécessité de la réalisation de travaux de protections de la ville de Lattes par le confortement des digues du Lez à 600m3/s et la création du Chenal de la Lironde pour délester une partie des eaux jusqu’à 200m3/s dès que le Lez dépasse 450m3/s (400m3/s lors de sa réalisation). Il demande par ailleurs que ses recommandations soient validées.

 

L'avis de la conférence des trois points soumis par l'IGE de Septembre 2007,  permet une conclusion sur  l'estimation de la crue centennale en amont de Montpellier Lavalette à 700m3 et 900m3 au droit de l'A9.

Si ces données permettent de protéger et donner bonne conscience aux élus et services de l'Etat, il n'en demeure pas moins que ce rapport traduit une vision plutôt simplificatrice sur la réalité de l'hydrologie de ce bassin, lequel n’a pas permis à la conférence scientifique d’obtenir un résultat conclusif.

 

Point 1   Estimation d’une crue centennale à l'amont de la zone urbaine :

Ce bassin est très complexe car les incertitudes des experts sont supérieures aux certitudes.

Une étude sur la contribution du karst indique qu’il peut constituer plus d’un tiers du volume de la crue et multiplier les débits de pointe par un facteur deux (source : H. Jourde, 2007)

 Les experts concluent qu'il est impossible de trancher précisément sur la valeur « fiabilisée » du débit centennal du Lez à Lavalette» mais l’estimation retenue sera de 700m3/s.

 

point 2 : Les apports de la zone  urbaine de Montpellier ?

Bassin intermédiaire : Aval de Lavalette = 50 km2 entre les stations de Lavalette et Garigliano

Je constate que, là encore, les incertitudes des experts sont grandes puisque :

Ils s'accordent sur le peu d'informations disponibles sur le sujet ;

                • ils sollicitent les services de l'agglomération (alors que l'Agglomération, après avoir amélioré la sécurisation du Lez par l'importance des travaux contre les inondations, aggrave maintenant les risques des crues par l'extension des surfaces bâties de Montpellier sud vers la mer);

                • les apports hydrologiques urbains du Verdanson sont réduits à son débit minima d'embouchure alors que le rapport de 2006 évoque un cumul possible d’une valeur supérieure au double ;

                • les apports du Verdanson  sont oubliés et sauf erreur ou omission de ma part, l'apport de la Lironde de la mer (ancien Lez antique) et d’une partie du pluvial n'est pas pris en compte;

                • le Lez se situe sur la trajectoire des mouvements violant selon MÉTÉO FRANCE. Elle indique même, qu'un épisode type septembre 2002 ou septembre 2005 sur le Gard est donc possible et probable sur l’Hérault, par simple décalage des centres d’actions des pluies ;

                • les impacts des surélévations  des terrains par la ville de Montpellier (Rimbaud, Hôtel de Région, Richter...) et les aggravations par les surfaces bâties antérieures,  en cours et à venir ne sont pas  toutes prises en compte.

 

Point 3 : Comment peut-on estimer la concomitance d’événements pluvieux importants sur le bassin aval (zone urbaine) et des crues affectant le bassin amont ?

Une fois de plus, l'analyse des experts est assez contradictoire :

                • Avec l'avertissement de Météo France sur l'intensité des précipitations de type aléatoire et même probable sur ce bassin ainsi que l'importance des ruissellements;

                • De l'apport de la Lironde de la mer qui ne parait pas être comptabilisé ou peut-être sous-évalué (s’il est  cumulé avec d’autres apports);

                • Il y a conflit avec l'étude de Philippe QUEVREMONT de 2006 sur les apports de la partie aval du bassin (en fin de son rapport, en page 33 : il nous précise que «Lattes, une fois le projet de protection réalisé, ne serait protégée que jusqu'à des événements naturels d’occurrence moyenne, inférieurs à la crue centennale».

                • Les accélérateurs de crues à partir des surélévations des terrains, des surfaces bâties et des surfaces   imperméabilisées ne sont pas documentés, par exemple : l’ancien stade Richter (en contrebas de la route d’environ 1,5 mètres et qui a servi partiellement de bassin de rétention lors de la crue référence de septembre 1976) est devenu un accélérateur de crues depuis la construction de la faculté des sciences  économiques au-dessus, dont le bâti dépasse la route de 80 centimètres)...

 

 « Les experts s'accordent à dire qu'il n'est pas possible, dans l'état actuel des connaissances du bassin à partir des études disponibles, de fournir des éléments scientifiques fiables et suffisants pour quantifier le risque de concomitance entre les deux pointes de crues (non prise en compte de la concomitance des apports du Verdanson «par seulement deux experts ?) ».

 

« Dans ces conditions, la conférence scientifique  des experts de 2007 n'est pas conclusive sur le débit aval du Lez à l'A9 ».

 

Informations des impacts du projet A9 ASF : En cas de crue centennale du Lez et de la Lironde, les écoulements dans le secteur de la Céreirède s’écoulent dans la plaine.

La RD 986 dans le sens Lattes/Montpellier est inondable dès la crue centennale, le terre-plein central faisant obstacle dans l’autre sens.

 

Les soucis et recommandations des Préfets pour la prévention des inondations :

 

En Mai 2010, au Palais des Congrès du phare de la Méditerranée à Palavas-les-Flots, Monsieur le Préfet BALLAND avait promis « d’étudier parcelle par parcelle » le territoire constructible sous l’œil très inquiet de nombreux élus. Après la tempête Xynthia à La Faute-sur-Mer, les services de l’Etat du Languedoc-Roussillon ont accepté une mission impossible : prévenir le risque localement.

Face au changement climatique et aux phénomènes extrêmes, la côte héraultaise doit se préparer.

Une étude aurait chiffré à 15 milliards d’euros le risque de la submersion marine à l’horizon 2100, si rien n’est fait en Languedoc-Roussillon.

 

Le préfet de la région Languedoc-Roussillon, Monsieur Pierre DE BOUSQUET en 2013 a lancé un cri d'alerte lors de la conférence régionale de prévention des inondations. Il annoncera que seule une démarche radicale peut sauver la région d'une catastrophe. « Ça coûtera moins cher de reculer. Une crue centennale, c'est des milliards de ruines. On ne gagnera pas toujours contre la mer. Il vaut mieux quelques reculs stratégiques, aider à relocaliser les activités. Le coût, sinon, serait bien plus élevé que ces relocalisations. Même si c'est vrai qu'il faut pouvoir répondre à ceux qui nous demanderont de les aider à reconstruire. »

La réglementation va être durcie…

 

Nous sommes devant des risques de submersion dus à la montée des eaux par surélévation du niveau marin et des étangs lors de tempêtes. Sous l’effet du vent de la dépression atmosphérique ( avec un grand vent d’Est ) cumulé avec des pluies torrentielles, l’écoulement des cours d’eau qui seront ralentis et/ou bloqués pourraient provoquer des dégâts très importants.

Depuis plus d’un siècle, six grandes crues du Lez ont été recensées : en octobre 1891 et 1907, septembre 1933, décembre 1955, septembre 1963 et 1976.

Six nouvelles crues ont été enregistrées plus récemment, en décembre 2002 et 2003, en septembre 2005, les 29 et 30 septembre 2014, le 23 août 2015  et le 4 novembre 2015.

 

Conclusion sur les problématiques des inondations de Lattes :

Quelle fiabilité peut-on accorder à cette dernière étude demandée par l’IGE de 2007 puisqu’elle n’est pas conclusive ? Par ailleurs, elle ne prend pas en compte l’aval du Lez jusqu’à son exutoire à  Palavas-Les-Flots dont les risques sont concomitants avec l’élévation du niveau marin et des étangs avec une crue en amont.

Les effets aggravants du changement climatique ne paraissent pas être pris en compte non plus ?

Conformément  au rapport  de l’étude de Monsieur Philippe QUEVREMONT (p33) et les effets anthropiques suite aux conséquences des surfaces bâties, le risque d’inondation pour Lattes Centre et du quartier de la Céreirède (emplacement de MAERA), apparait comme inondable dès que le niveau d’eau du Lez sera supérieure à  une fourchette comprise entre 750 et 800m3/s. La commune de Palavas-les-Flots subirait également de graves inondations.

 

MAERA se situe sur une zone inondable : Zone rouge de précaution RPC – RPD1.

Le PPRI  de Lattes du 6 Juin 2013 indique qu’il faut préserver les zones d'expansion de crue faiblement urbanisées et interdire tout projet susceptible d'aggraver le risque existant ou d'en provoquer de nouveaux.

L’implantation d’une station d’épuration ou son extension en zone inondable est interdite ou doit donc être considérée comme dérogatoire et motivée par une étude technico-économique permettant d’écarter les alternatives de construction en zone inondable.

Le maître d’ouvrage doit donc inclure dans son dossier, loi sur l’eau, un document d’analyse qui montre :

-qu’il a effectivement recherché un site alternatif hors zone inondable, (jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas)

-qu’il a procédé à une analyse avantages/coûts comparative des sites potentiels, (ce qui me parait non justifié et même non justifiable)

-que son projet prend en compte l’inondabilité du site choisi, à la fois quant à l’effet des inondations sur la future installation, et quant aux effets de l’installation sur les crues (jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas).

 

 

 

Qualité de l’air :

  • Le quartier de la Céreirède, un site déjà très pollué par la proximité de deux autoroutes et la ligne LGV. Est-il admissible de vouloir additionner d’autres pollutions sur cette même zone ?

 

Selon la Commission Européenne la ville de Montpellier est pointée doigt pour ses pollutions, elle fait partie des 14 grandes villes les plus polluées.

https://www.liberation.fr/planete/2018/05/17/qualite-de-l-air-la-commission-europeenne-poursuit-la-france-en-justice_1650709

 

Cette décision n’est pas une surprise. Le 30 janvier, Karmenu Vella, le Commissaire européen chargé de l’environnement, avait reçu Nicolas Hulot et ses homologues de huit autres pays européens lors d’un sommet ministériel sur la qualité de l’air. Il leur avait accordé un dernier délai pour présenter un plan d’action pour réduire la pollution de l’air. Le ministre de la Transition écologique avait présenté le 13 avril la «feuille de route» concernant les quatorze zones critiques : Ile-de-France, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, vallée de l’Arve, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse et la Martinique.

https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/17/pollution-de-l-air-bruxelles-renvoie-la-france-devant-la-cour-de-justice-de-l-union-europeenne_5300331_1652666.html

 

 

DES CHOIX CONTESTABLES SUR LES VILLES CONNECTEES

 

Pourquoi  avoir connecté la Ville de CASTRIES ?

Voilà les questions posés  au Vice-président de Montpellier Métropole eau et assainissement, par courriel du 30 Juin 2016 (pas de réponse) et au Président de Montpellier  Métropole, Monsieur Philippe SAUREL,  le 6 Juillet 2017 à Lattes, le 28 Mars 2018 à l’hôtel de la Métropole, je peux même ajouter celles de la réunion présentée par la commission d’enquête publique à Lattes du 10 Juillet 2019  (elles sont toujours en attente de réponses ?).

 

•             En faisant encore grossir « Maera », n’additionne-t-on pas les problèmes de gestion et les                   risques techniques de cette station ?

 

•                N’anticipons nous pas l’aggravation quantitative des pollutions en mer ?

 

•                N’orientons nous pas vers des problèmes techniques en cas d’inondation puisque cette

                station est en zone inondable (zone rouge) et non protégée ?

 

•                N’orientons nous pas vers des formations de sulfure d’hydrogène (H2S) dans la canalisation

                 au regard de la distance (environ 12kms) qui séparent Castries à Maera, surtout avec la

                 faible pente lors de la traversée de Montpellier ? Qu’elle est l’évaluation de l’impact olfactif

                ?

 

•                N’orientons nous pas vers une maintenance coûteuse des infrastructures et canalisations ?

 

•             Est-ce que le principe de développement durable ou d’économie circulaire seront appliqués

                 s’il n’y a aucun  retour sur investissements alors que la réutilisation des  eaux peut très

                 facilement  s’appliquer et répondre à un besoin de proximité, là où le besoin existe? 

 

•             Ne serait-il pas plus judicieux d’envisager la création d’une station d’épuration performante

                 par secteurs géographiques stratégiques  (villes de proximité) et dont la capacité serait de 50

                 000 EH (avec une extension possible jusqu’à 100 000 EH, si nécessaire). Elles permettraient

                les meilleurs recyclages des eaux en fonction de  l’évolution des technologies. Le traitement

                 final en complément de chaque station  serait assuré à partir d’une opération, soit

                 industrielle ou par un procédé de  Phytoremédiation et/ou de phytorestauration (traitement

                 à partir de jardins filtrants).

                L’importance  sur  le  choix  de  la  filière de  traitement qui serait préféré en fonction des

                 critères «rapport  coût / efficacité » de chaque procédé. 

 

La rénovation de la station d’épuration de Castries aurait eu l’avantage majeur d’assurer une ressource complémentaire à moindre coût et une alternative pour une utilisation de proximité tout en permettant de préserver les ressources naturelles.

 

Quels auraient été les avantages de cette rénovation ?

 

•             Assurer une ressource fiable de proximité, disponible et indépendante des sécheresses pour

                 l’irrigation et des usages industriels.

 

•                Anticiper les effets du changement climatique et l’éventuel besoin de mobiliser d’autres

                 ressources en eau. Eviter les coûts de développement, du transfert et de pompage par

                d’autres apports ou du transport de l’eau sur une longue distance.

 

•             Réduire ou éliminer l’utilisation des engrais chimique en irrigation.

 

•             Assurer des revenus complémentaires (retour sur les investissements et création

                 d’emplois) grâce à la revente de l’eau recyclée et des produits dérivés (les  phosphates… )

 

•             La valorisation environnementale et foncière des terrains irrigués

 

 

 

Quelle est mon appréciation de ce projet :

 

  • un projet d’extension qui ne permet pas de répondre à toutes les corrections des problématiques de cette station ( au mieux se sera une amélioration provisoire) ;
  • une absence d’anticipation et de prévision des besoins malgré de nombreux dysfonctionnements ;
  • un choix hasardeux et  risqué de ce site pour une extension ;
  • un choix financier contestable ;
  • les odeurs (de sulfure d’hydrogène, H2S) seront  toujours présentes, ne serais-ce que par la longueur et/ou de la faible pente des canalisations des eaux usées à partir des postes de refoulement  dont le traitement et l’entretien du réseau demeure très coûteux.
  • le danger environnemental et de santé publique pour les riverains restera présent ;
  • l’absence d’étude pour un autre choix de projet en lieu et place de la seule extension de la station actuelle ;
  • le raccordement de plusieurs communes hors territoire Métropolitain, mais également celui de la  Commune de Castries avec centralisation du traitement des effluents sur un site à risques  ;
  • Moins de 400 000 équivalents habitants sont connectés à MAERA (avec cinq villes hors Métropole) pour une capacité annoncée de 470 000 EH.  Pourquoi une extension ?

Sauf erreur ou omission de ma part, aujourd’hui, moins de 30 Millions de m3 d’eau sont traitées et facturées alors que la possibilité actuelle de MAERA devrait pouvoir traiter 47 Millions de m3 soit une possibilité de progression de + 35%.

  • Le PLU de la Commune de Lattes est non compatible avec l’extension proposée par rapport à la situation géographique de MAERA ( en zone inondable) et d’autre part la partie des surfaces bâties de l’extension ne respecte pas  le coefficient d’emprise au sol (limite des 25%).

 

 

CONCLUSION

 

Les enjeux sont mal évalués et les objectifs ne répondent pas aux vrais besoins. L’intérêt général ne me parait pas être pris en compte,  le risque d’inondation est minimisé, les coûts sont très importants et les pollutions seront toujours présentes.

 

Lattes le  3 Septembre 2019

Jacky CHANTON

Publié le 20/11/2019 @ 11:00  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Nouveau  logos/maera_vignette.jpgMaera : projet de modernisation, contribution EUP 1  -  par Jacky_Chanton|Administrateurs

Ouverture de l’enquête publique pour le projet d’extension de la station d’épuration MAERA du 8 Juillet au 20 Août 2019


Document pour le compte rendu en rapport avec la réunion d’information et d’échange avec le public du 10 Juillet 2019 à Lattes.


Cette Modernisation de MAERA demandée par Montpellier Métropole est une manipulation de l’information.

Lorsque l’on passe d’une capacité de 470 000 équivalents-habitants à 660 000 équivalents habitants, il s’agit bien d’une extension à laquelle on peut ajouter, rénovation et modernisation. Elle fait suite à un échec écologique, environnemental, financier et de conception de la précédente rénovation de cette station.

Depuis 12 ans il était possible de corriger et améliorer les problématiques de la station d’épuration MAERA et de proposer des alternatives.

Le Président de la Métropole prévoit de nous imposer son extension avec l’objectif (déjà promis mais jamais obtenu) de « ZERO NUISANCE » en 2023 ? Le plus alarmant, c’est qu’une unité de valorisation thermique des boues y serait associée.

Il s’agit également d’une imposture pour la démocratie participative citoyenne, au moins pour deux raisons :

La première : ce sont les non réponses à des questions posées par les habitants suite à la réunion d’information à Lattes le 6 Juillet 2017. Il en a été de même lors de la réunion de concertation demandée par des associations environnementales et le Préfet et qui a eu lieu le du 28 Mars 2018 à 15H00 (soit pendant les heures de travail afin de limiter la participation des personnes disponibles) à Hôtel de Métropole, salle Pelloutier ou de nombreuses questions posées à Lattes et au cours de la réunion sont restées sans réponse.

La seconde : C’est la période choisie pour l’enquête publique du 8 Juillet au 20 Août 2019, c’est à dire pendant les mois de vacances annuelles.

Le souhait d’extension de la station d’épuration est un constat d’échec de la conception actuelle de MAERA qui n’a jamais répondu au cahier des charges et aux besoins globaux qui étaient annoncés par Montpellier Agglomération. C’est également une mauvaise appréciation, un manque de réactualisation avec des choix qui portent interrogations afin de répondre à l’intérêt général. C’est également un manque de vision sur les besoins à venir qui ne répondent pas aux recommandations et aux critères de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse sur la station du futur. Gouverner c’est prévoir, or les investissements de 150 millions d’euros afin de rénover l’ancienne station de Montpellier située à la Céreirède à Lattes ne permet toujours pas à ce jour de répondre aux attentes des objectifs fixés en 2006.

Je constate qu’il est plus facile pour le Président de la Métropole de justifier cette demande d’extension par l’annonce d’une modernisation afin d’atténuer les contre-performances de celle-ci afin de permettre, aux yeux des habitants, de justifier le montant très onéreux (environ 120 millions d’euros) des nouveaux investissements pour cette seconde rénovation, extension et modernisation de MAERA et faire oublier une gestion globale déficiente.

Voici la présentation de l’extension-rénovation de la station d’épuration de la Céreirède à Lattes en 2006 telle qu’elle a été vendue aux habitants de l’Agglomération:

Maera, c’est une station pour le futur et un équipement en faveur du développement durable. La collecte des eaux usées, le rejet en mer et le traitement des boues, est mis en place pour protéger la santé humaine, préserver les milieux naturels notamment les cours d eau, les étangs et le littoral, et agir ainsi pour l’avenir. Un process innovant…

Ni odeur, ni bruit…
La Rolls-Royce des stations…

Sa capacité de traitement est de  470 000 équivalents-habitants avec un débit moyen de 130 000 m3/jour.
La restitution d’une eau épurée à près de 95 % et un rejet en mer des plus performants.

Les avantages de la nouvelle station et son émissaire avec l’assurance du meilleur taux d épuration possible à ce jour, la garantie de la qualité des eaux de baignade sur le littoral maritime, la réhabilitation du Lez et des étangs, la sauvegarde du milieu marin et des métiers de la pêche, le traitement des premières eaux de pluie (les plus chargées en pollution), la suppression des nuisances sonores et olfactives de proximité, une parfaite insertion du site dans l environnement, la mise en place d un système de contrôle et de surveillance permanente des installations.

En réalité MAERA n’a jamais répondu à tous les critères du contrat passé entre les élus de l’Agglomération avec les habitants de l’Agglomération puisque, sauf erreur ou omission de ma part, nous n’avons jamais obtenu la totalité des effets positifs qui étaient annoncés.

Quel est le constat :

-    c’est une station qui n’est pas en mesure de traiter un débit moyen de 130 000 m3/jour sur une année. Elle parait donc sous-dimensionnée par rapport à ce qui était prévu et annoncé en 2006 ;

-    elle n’a pas été réactualisée au cours des années qui ont suivi son inauguration afin de mieux répondre à ses objectifs et aux besoins ;

-    des rejets en mer avec des pollutions permanentes aux micropolluants, résidus de médicament, métaux lourds ou pesticides;

-    des pollutions du Lez suite à des débordements après de fortes pluies ;
-    des nuisances olfactives qui persistent pour les riverains du site et même au-delà ;
-    une qualité dégradée du Lez notamment à l’aval de Montpellier ;
-    une dégradations de la qualité des milieux et des étangs ;

-    la connexion de 5 villes hors Agglomération, Assas, Teyran, Saint-Aunès, Carnon et Palavas, alors que les problématiques de MAERA étaient connus (en dehors de Palavas, pourquoi avoir connecté les 4 autres villes ?) ;

-    le raccordement de Castries à MAERA, alors que Montpellier Métropole avait la connaissance que cette station ne pouvait pas répondre aux besoins dans les conditions acceptables de traitement.

-    elle ne répond pas non plus aux préconisations de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse (recyclage et réutilisation des eaux, économie circulaire) ni à une vision des besoins à moyen et long terme ;

-    aujourd’hui on nous impose son extension pour une capacité qui passerait de 470 000 EH (équivalents habitants) à 660 000 EH alors que moins de 400 000 EH sont connectés actuellement.

Contre toute logique afin de répondre à l’intérêt général, on veut, une fois encore, faire à Lattes ce qu’aucun Maire ne voudrait sur son territoire.

Est-ce que notre commune a la vocation de subir toutes les contraintes environnementales et d’être, encore une fois, considérée comme la poubelle de la Métropole ?

Les conséquences prévisibles de ce projet :

Ce projet d’extension, rénovation, modernisation ne peut pas se réaliser car il ne parait pas répondre pas aux contraintes en rapport avec sa situation géographique sans violer les impératifs des réglementations techniques, environnementales, de sécurité et de santé des riverains du site de MAERA à la Céreirède.

-    Sa réalisation ne permettra pas d’éliminer totalement les pollutions des rejets en mer ni ceux des débordements dans le Lez. Les conséquences environnementales des déversements à venir seront peut-être moins nombreux mais très certainement quantitativement plus importants.

-    Le raccordement de nouvelles installations ne permettent pas de maitriser les aléas relatif aux inondations. Les nuisances relatives au réseau suite à l’intrusion d’eaux parasites au niveau des postes de relevage et/ou de refoulement, en particulier lors d’une inondation et/ou de remontées de la nappe. La longueur du réseau et sa faible pente engendre la production d’H2S (sulfure d’hydrogène) avec des coûts d’entretien élevés et des odeurs pestilentielles. C’est aussi de prendre le risque d’une concentration des problématiques sur une seule station en cas de défaillances…

-    Au niveau de l’environnement et de l’enjeu sanitaire, se sera des nuisances olfactives (H2s) qui persisteront, mais aussi l’augmentation des nuisances sonores avec une dégradation supplémentaire de la qualité de l’air. A noter que deux rapports très sévères du 3ème plan national environnement santé de 2019, qui vise à programmer et à organiser un ensemble d’actions de nature à prévenir ou à faire cesser les atteintes environnementales à la santé humaine, notamment les pollutions de l’air, de l’eau ou des sols et l’exposition des
populations à des facteurs toxiques n'a eu aucun impact sanitaire positif mesurable.    .

-    Cette extension sera réalisé sur une zone inondable : Zone rouge de précaution RPC – RPD1 et non protégée pour une inondation inférieure à la crue centennale. Je m’appuie sur le Rapport de Philippe QUÉVREMONT
(membre de l’inspection générale de l’environnement) de Juillet 2006 qui conclue « Ce projet réalisé, la ville de

Lattes ne sera encore protégée que jusqu’à des événements naturels d’occurrence moyenne, inférieurs à la crue centennale. L’objectif à moyen terme doit être d’atteindre cette protection minimale », suivi de l’avis de la conférence scientifique des trois points soumis par l'IGE de Septembre 2007 avec un résultat des experts qui ne permet pas de conclure sur le débit aval du Lez à l'A9.

Le dérèglement climatique laisse prévoir une aggravation des risques naturels et une extension des territoires qui y sont exposés. Les dispositifs de prévention vont être renforcés. (source : information de François de RUGY du 26 03 2019 à Montpellier).

Le PPRI de Lattes du 6 Juin 2013 indique qu’il faut préserver les zones d'expansion de crue faiblement urbanisées et interdire tout projet susceptible d'aggraver le risque existant ou d'en provoquer de nouveaux.

-    L’implantation d’une station d’épuration ou son extension en zone inondable est interdite ou doit donc être considérée comme dérogatoire et motivée par une étude technico-économique permettant d’écarter les alternatives de construction en zone inondable.

Le maître d’ouvrage doit donc inclure dans son dossier, loi sur l’eau, un document d’analyse qui montre : a) qu’il a effectivement recherché un site alternatif hors zone inondable, (jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas) – b) qu’il a procédé à une analyse avantages/coûts comparative des sites potentiels, (ce qui me parait non justifié et même non justifiable) – c) que son projet prend en compte l’inondabilité du site choisi, à la fois quant à l’effet des inondations sur la future installation, et quant aux effets de l’installation sur les crues. (jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le cas).

-    Rien ne permet de garantir qu’il n’y aura pas d’impacts sur les milieux aquatiques (Lez, étangs, mer…) suite aux incidences des rejets des usées traitées ou non de cette station.

-    Les impacts par les surfaces bâties et les conséquences d’un bassin d’orage lors de cette extension ne sont pas compatibles avec le risque d’inondation qui demeure déjà très important.

-    La mise en compatibilité du PLU de la Commune de Lattes parait compromis voire totalement incompatible avec la réglementation concernant l’emprise au sol et compte tenu des conséquences des inondations, de l’importance des surfaces bâties sur ce site. Le coefficient d’emprise au sol est supérieur à la limite de 25% admis pour ces parcelles. Il apparait que l’extension des surfaces supplémentaires imperméabilisées soit de l’ordre de

10 000m2.

-    Les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d’urbanisme et les cartes communales déterminent notamment les conditions d’une gestion des eaux, d’une prévention des risques naturels prévisibles et des pollutions et nuisances de toute nature. Les incidences prévisibles sur l’environnement des orientations découlant du projet d’aménagement et de développement durable retenu doivent être appréciés et qu’à ce titre ils définissent les objectifs relatifs à la prévention des risques.

-    Le traitement des boues apporteront des nuisances environnementales et notamment sur la dégradation de la qualité de l’air à proximité d’un milieu urbain alors que cette zone est déjà particulièrement polluée par les passages de deux autoroutes, de la ligne LGV et aggravé par le risque technologique de cette extension.

-    Ce n’est pas un projet qui répond aux critères d’intérêt général puisqu’il consiste essentiellement à réparer et

rénover ce qui aurait dû subvenir aux besoins des communes connectées et dont la performance n’a jamais répondu aux cahier des charges prévu par l’Agglomération de Montpellier.

-

-    La partie modernisation ne prend pas en compte le recyclage et réutilisation des eaux de MAERA. Comment parler de modernisation sans prendre en compte la REUT? Afin de garantir le débit minimum réglementaire du
Lez de 650 l/s, le soutien d’étiage par l’eau du canal du Bas-Rhône a nécessité en 2017 pendant les mois de janvier à décembre, la restitution de 10 928 736 m3, pour un montant de 2 185 878,39 € HT et sans valoriser l’eau nécessaire au bon fonctionnement de la station et d’autres usages.

-    Son extension à 660 000 équivalents-habitants n’est pas acceptable et ne fait pas l’objet d’une approbation des habitants car une fois encore se sera la course à de nouvelles connexions afin d’essayer d’amortir ces investissements.

-    Ces installations, ouvrages, travaux et aménagements sont soumis à la loi sur l'eau et l’obtention d’une autorisation environnementale et l’enregistrement de l’installation classée pour l’environnement (ICPE) mais aussi l’absence d’incidences du projet au titre de Natura 2000.

Une concertation préalable avec le public a bien eu lieu mais sans pouvoir avoir toutes les réponses sur ces installations, à croire que, même le Président de 3M, Philippe SAUREL ne les avaient pas non plus.

Il est également soumis aux dispositions de la loi littoral puisque la commune de Lattes est riveraine de l’Etang du Méjan.

Tous ces sujets seront demandés pour être à l’ordre du jour lors de la réunion du Mercredi 10 Juillet 2019, 18H00 à Lattes (espace Lattara).

Lattes, le 8 juillet 2019

Jacky CHANTON
10, Rue des Vignes
34970 Lattes

Publié le 20/11/2019 @ 10:47  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Nous venons d'apprendre avec stupeur que le pseudo-projet de modernisation de la station d'épuration des eaux usées de Montpellier-Méditerrannée-Métropole (véritable projet d'extension déguisé) avait reçu un avis favorable des Commissaires-Enquêteurs, en clôture de l'enquête d'utilité publique. Nous avions rencontré pourtant ces trois commissaires qui nous avaient écoutés pendant près d'une heure et avions laissé une trace écrite de nos arguments. Nous avons dénoncé un projet d'extension déguisé en projet de modernisation, critiqué le rejet en mer au large de Palavas, rejet qui pollue la Méditerrannée car les effluents sont chargés bactériologiquement, proposé des solutions alternatives basées sur l'écologie et le bon sens citoyen.

Rien n'y a fait ! Nous avons été écoutés mais pas entendus. Depuis plus de 15 ans que nous participons à des enquêtes d'utilité publiques (EUP) nous commençons à être résignés à voir nos arguments balayés vers la poubelle, à voir bafouée la démocratie participative et la démocratie de proximité par les élus des différentes collectivités territoriales, à quelques exceptions près (Le Thôt et la décharge de Fabrègues).

Madame Corinne LEPAGE, ancienne Ministre de l'Environnent nous disait, lors d'une rencontre à Montpellier, que tout le mal venait de ce que les Commissaires enquêteurs étaient rémunérés par l'entité demandeuse de l'enquête et que des commissaires qui ne rendaient pas l'avis attendu n'avaient aucune chance d'être reconduits lors d'une prochaine enquête. Doit-on s'étonner qu'ils rendent des avis ne tenant aucun compte de celui des citoyens ?

Consultez les centaines de pages d'argument destinés à vanter les mérites d'un projet anti-écologique. Cliquez sur ce lien.

Raymond GIMILIO
Docteur en sciences biologiques mention écologie
Chevalier du mérite agricole
Conseiller du CIDES34
Président de l'ODAM

Publié le 16/11/2019 @ 14:35  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Retour sur l'incendie de l'ISDND de Castries  -  par Lucile_Legendre|ALL

Bonsoir,

Personne n'en parle mais il y a eu un feu important à la décharge de Castries dans la  nuit du 14 au 15 juillet.

Patrice a pris des photos et nous avons fait un montage mis en p-j.

Nous l'avons communiqué à ACiDC, et je vous le fais parvenir également, le feu était vraiment impressionnant.

Bonne soirée
Lucile

Voyez la pièce jointe : cliquez sur ce lien pour télécharger en PDF.

Publié le 18/07/2019 @ 20:47  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo_oidam-150x143.jpgVous avez-dit non-dangereux  -  par RGimilio|Administrateurs

L'administration qualifie les décharges d'ordures ménagères de'installations de stockage de déchets non-dangereux. Du jargon administratif qui fait loi ou une aimable blague de technocrate ?

L'ODAM (Observatoire indépendant des Déchets, de l'Environnement et de la Santé de Montpellier-Métropole) conteste na notion de « non-dangereux », une appellation inappropriée pour « couvrir » les dérapages des collectivités territoriales qui utilisent ces installations à mauvais escient. C'est le cas de la décharge de Castries et de celle de Montimas (et autres ?).

Nous venons de recevoir un appui à notre thèse : la décharge de Castries a pris feu le 15 juillet 2019. Non-dangereux ? Non, une source de méthane, un massif qui contient de la matière organique de déchets prétendus à tort « stabilisés » recouvert d'une mince couche de terre poreuse. Le méthane dégaze à travers cette mince membrane et peut s'enflammer, ce qui s'est produit. Comment ? Personne ne l'a dit, Montpellier-Méditerrannée-Métropole garde le silence. Rien, nada dans les médias. Pourtant le feu a carbonisé les plastiques de la face sud de la carrière, il a atteint le sommet et a manqué de peu de se propager à la garrigue du sommet, poussé par un petit vent du nord.

La vue vers le sud montre le massif des déchets du casier 2 et la flèche rouge l'emplacement supposé du départ du feu.

deecharge_de_castries_cr_2400x226fch.jpg Crédit photo R. Gimilio

Nous avons été sur place, par le chemin non-revêtu qui monte au sommet du pioch et emprunté la branche qui longe le sommet de la paroi est, chemin public le long de la clôture. Nous vous livrons une photographie.

borne_incendie_carboniseee500x352.JPG Crédit photo R. GIMILIO

L'incendie s'est arrêté sur la bande de sol nu et à carbonisé une borne d'incendie et des sacs remplis de terre. A 50m, commence une garrigue séche de chez sec où les chènes kermès sont roussis par la canicule. Rappelons que cette zone avait été ravagée par un incendie colossal.

Vous avez dit NON-DANGEREUX ! Vous galégez messieurs de !'administration ?

A suivre, nous attendons vos commentaires, lecteurs..

Publié le 18/07/2019 @ 07:31  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
notre_planeete150x94_cadre.jpgEcologie bonne ou mauvaise ?  -  par RGimilio|Administrateurs

Un film sur Youtube consacré à Gunter Pauli parle de « L’Innovation écologique en pratique » parle d'écologie positive. Je ne peux accepter que l'Écologie n'a pas de qualité intrinsèque ! L'Écologie n'est ni bonne ni mauvaise, ni positive ni négative ! Pas de Nini ! L'Écologie est une science reconnue dont les premiers enseignements universitaires remontent officiellement aux années 1968-1970. Science, l'écologie n'est que ce que notre humanité en comprend et en fait. Les lois de l'écologie sont des lois naturelles, les lois qui régissent les relations entre les êtres vivants, animaux et végétaux, avec leur environnement. Ces lois ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont, elles existent. Leur application, leur interprétation et leur contournement (hélas !) sont le fait d'une espèce, la nôtre, dont certains prétendent ignorer ces lois avec le concours de scientifiques dévoyés.

Un second film sur YouTube « Biomimétisme et économie bleue ». Nous conseillons vivement à nos visiteurs de visionner et d'écouter Gunter Pauli.

L'ignorance de ces lois conduit à des catastrophes ! L'écologie est devenue politique ! La droite l'a ignorée, la gauche l'a accaparée. Les ressources naturelles diminuent, les énergies fossiles s'épuisent, le climat change à grande échelle à cause des émissions de gaz à effet de serre et de la disparition des puits naturels qui absorbent les GES. Ceci n'est ni gauche ni droite ! Tout simplement au-dessus de nous et des partis politiques.

Raymond GIMILIO
Conseiller CIDES34
Docteur en sciences biologiques option écologie
Ancient chargé d'études haut-niveau au Ministère de l'Environnement
Chevalier du mérite agricole

Publié le 14/05/2019 @ 17:53  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Incinerateur_de_dechets120x90.JPGIncinérateur OCREAL de Lunel-Viel : SUEZ vs URBASER  -  par RGimilio|Administrateurs

Lundi 10 décembre à 18h30, plus de 200 personnes étaient rassemblées devant le hall d'entrée des bureaux de l'incinérateur OCREAL de Lunel-Viel où devait se tenir une importante réunion du Syndicat Mixte Entre-Pic-Étangs (SMEPE). Deux projets étaient en concurrence : 

  • Continuer avec Suez comme exploitant et porter la capacité à 120.000 tonnes/an (et ouvrir un nouveau four) : projet soutenu par le Président du SMEPE,
  • mettre en place un nouvel exploitant URBASER-Environnement associé à la société Nicollin (89.000 tonnes/an).

Contre 15 voix contre SUEZ et 8 voix pour SUEZ (soutenu par le Président), le projet SUEZ a été rejeté. Les opposants n'ont pas pour autant gagné. Certes, le projet URBASER-NICOLLIN va dans le sens de la prévention et de la réduction des déchets et par là, dans le sens du Plan Régional de prévention et gestion des Déchets de la Région OCCITANIE-MIDI-PYRÉNÈES. 

Plusieurs associations membres du CIDES34 étaient présentes (ACIDC, APPEL, Atelier Citoyen de Castries, AMIES, Riverains de GAROSUD, ODAM, ...). La Présidente du CIDES était là. Merci à tous ceux qui se sont déplacés pour soutenir les opposants à l'incinérateur et à l'incinération dont le Conseil municipal de Lunel-Viel et d'autres communes riveraines.

S'il y a eu vote en faveur de la diminution du tonnage traité, il n'en reste pas moins qu'il n'y a pas été envisagé d'autres alternatives de traitement dont le renforcement du tri à la source et le recyclage ainsi que la redevance incitative sur les ordures ménagères, à l'image de ce que Monsieur Dany DIETMAN, maire de Manspach (CDC des Portes d'Alsace) était venu exposer il y a un an à Lunel-Viel.

Il faut mentionner ici que l'expérience de réduction des déchets de Lunel-Viel (ainsi que d'autres communes de France) a été évoquée le 23 novembre 2018 lors de la journée organisée par France-Nature-Environnement-PACA à Gardanne (Lycée Valabre, table ronde n° 2 : Objectifs de l'action). Nul n'est prophète en son pays ? Non ! Nous sommes en avance dans ce coin de l'Hérault, il faudra faire disparaître cette verrue, cet illusionniste d'incinérateur et son tas de mâchefers toxiques caché derrière l'usine OCREAL.

N'en déplaise à Monsieur le Président du SMEPE qui ne croit que par le « feu purificateur ». Un sacré mensonge qu'il veut faire passer pour sain et écologique !

Raymond GIMILIO
Membre du CA du CIDES
Président de l'ODAM
 

Publié le 13/12/2018 @ 07:26  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
maera_vignette.jpgA la recherche de micropolluants  -  par RGimilio|Administrateurs

Montpellier-Métropole : dans les eaux de Maera

 

Article de Midi-Libre du 08 septembre 2018

 

 

Des prélèvements ont été effectués ce vendredi autour de l’émissaire en mer de la station d’épuration.

 

Au large des côtes de Palavas, on s’active. Ce vendredi, c’est jour de prélèvements. Comme trois autres fois dans l’année, la société Creocean, bureau d’études spécialisé en environnement marin et océanographie, va collecter de l’eau, en profondeur et en surface, autour de sept stations plus ou moins proches de l’émissaire. À 30 m de profondeur et à 11 km en mer, celui-ci rejette les eaux gérées par Maera, station de traitement des eaux usées de la Métropole.

Des analyses variées

Sous l’œil de la vice-présidente de Montpellier 3M, déléguée à l’eau et à l’assainissement, Jackie Galabrun-Boulbes, dont la présence marquait la volonté de l’institution d’une transparence sur les actions menées au large des plages, sondes et bouteilles ont fait le plein d’informations durant trois heures.

 

"Nous suivons le projet depuis le tout début, en 2003, où nous avons fait un état initial de la zone avant tout rejet, rappelle Sébastien Thorin, docteur en écologie marine chez Creocean. On mène dix à douze campagnes par an, avec des prélèvements variés."

 

Si les échantillons d’eau serviront à analyser différents paramètres physico-chimiques et bactériologiques, un suivi du milieu marin est aussi intégré. L’évolution des herbiers de Posidonies, considérés comme l’écosystème pivot de l’ensemble des espaces littoraux méditerranéens, est surveillée de près. Chaque année, des poissons sont aussi pêchés à des fins d’analyses, pour évaluer la bio-accumulation de certaines substances et mesurer le risque sanitaire.

 

"Nous mettons également des moules pendant trois mois dans des pochons pour ensuite les contrôler. Elles ont la particularité de filtrer l’eau et peuvent donc signaler la présence de bactéries et substances chimiques", explique Sébastien Thorin. Depuis que la surveillance est menée, aucun impact n’a été relevé, à part directement sur la zone de rejet : "Mais les bactéries qui arrivent, par exemple, ne peuvent vivre dans le milieu marin et disparaissent", poursuit le spécialiste.

 

Quant aux problèmes de pollution dénoncés près des côtes, en dehors du cas des épisodes pluvieux (lire ci-contre), "il y a peu de chances que cela vienne de la station, puisqu’on a du mal à trouver des contaminants, avance Sébastien THORIN. Personnellement, je pense plus à du déballastage sauvage de gros bateaux..."

 

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Réponse de Jacky CHANTON à cet article :

 

A ce jour, et à ma connaissance, il n’y a pas d’obligation règlementaire pour les stations d’épuration  en France de traiter les micropolluants. C’est regrettable !

 

La DCE (Directive cadre sur l’eau) a fixé comme objectif un « bon état » écologique et chimique des masses d’eau, mais il n’existe à ce jour qu’une simple prescription de surveillance des rejets (circulaire du Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, daté du 29 septembre 2010). Cependant, dans le cadre d’une prise de conscience croissante de l’impact des micropolluants et de la nécessité d’agir, plusieurs discussions et pistes législatives évoquent les stations d’épuration en tant qu’élément clé d’un futur dispositif pour la réduction de ces substances.

 

Si les médicaments ne sont pas encore totalement pris en compte en tant que polluants émergents, d'autres sources de contamination sont tout aussi ignorées. C'est le cas des produits cosmétiques, crèmes, parfums, shampoings… Ainsi, les filtres UV des crèmes solaires auraient des effets sur les œstrogènes des poissons et le blanchissement du corail. Autres polluants émergents : les nanoparticules qui favoriseraient la bioaccumulation de substances dangereuses, telles que le cadmium (favorisant les troubles intestinaux), qui se fixerait alors davantage dans l'organisme des poissons.

 

Sur environ 2000 micropolluants dangereux pour l’homme, moins de 100 sont contrôlés en sorties des stations d’épurations ( contrôlés ne veut pas dire éliminés ).

La sous-estimation de la pollution de ces milieux en France a également dénoncée par l'organisation écologiste WWF4. Le nombre insuffisant de substances toxiques recherchées (41 substances prioritaires + 4 métaux et 5 pesticides), la difficulté des protocoles de mesure (au regard des faibles concentrations quantifiables), la non prise en compte de l'effet cocktail lié à l'association de certaines molécules, ainsi que des méthodes d'évaluation impropres à décrire l'état réel des eaux seraient les principales causes de la surveillance biaisée de ces écosystèmes.

 

Dans la campagne de recherche des micropolluants, le système défini dans la note technique du 29 septembre 2010 prévoyait la réalisation d’une surveillance initiale puis la réalisation de trois campagnes de surveillance pérenne par cycle de gestion.

 

La campagne de recherche dure un an et a pour objectif de déterminer les micropolluants présents significativement dans les eaux brutes en entrée de STEU [ou STEP] et dans les eaux traitées en sortie de STEU. La première campagne devra débuter dans le courant de l’année 2018 et dans tous les cas avant le 30 juin 2018. La campagne suivante devra débuter dans le courant de l’année 2022 et dans tous les cas avant le 30 juin 2022. Les campagnes suivantes auront lieu tous les 6 ans (en 2028, 2034, etc.

 

Note technique du 12 août 2016 relative à la recherche de micropolluants dans les eaux brutes et dans les eaux usées traitées de stations de traitement des eaux usées et à leur réduction

« Après cinq années de fonctionnement du dispositif RSDE, un rapport présentant la synthèse des résultats obtenus pour l’ensemble des installations suivies a été rendu public fin 2007 par l’INERIS, chargé de l’exploitation des résultats. Cette action a notamment permis de conclure que les agglomérations d’assainissement émettent de façon non négligeable, et parfois significative, vers les milieux aquatiques, des substances dangereuses et dangereuses prioritaires au sens de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Elle a également permis de mettre en évidence le relatif manque de connaissances des émissions de certains micropolluants par ces agglomérations. Les enseignements tirés de cette action ont conduit à la mise en place d’une surveillance réglementaire des émissions de certaines installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) par la circulaire du 5 janvier 2009 et des STEU par la circulaire du 29 septembre 2010 ».

 

La mise en  place d’un système maitrisé de suivi des questions environnementales ne signifie pas pour autant que MAERA ne pollue pas, mais qu’elle respecte les principes de la norme en vigueur.

Dire et affirmer qu’il n’y ait pas de rejets polluants serait une contre vérité. Quant à la recherche de polluants à 30 mètres de profondeur, ils existent bien et si la plupart seront détruits, rien n’affirme que ces rejets dans les milieux aquatiques n’ont pas  des  conséquences  sur  l’environnement  et la santé humaine. Ils peuvent  altérer le développement et la reproduction de certaines espèces en modifiant leur équilibre hormonal avec des risques de contamination de la chaîne alimentaire. 

 

La recherche de micropolluants loin de la zone de l’exutoire correspond à rechercher un grain de sable dans une piscine olympique.

 

Jacky CHANTON

Secrétaire du CIDES-34

 

Publié le 16/09/2018 @ 14:00  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
logos/logo_ACIDC.jpgCommuniqué de presse  -  par webmaster|Administrateurs

COMMUNIQUE DE PRESSE :

 ÇA PUE à Assas,Saint Drézéry et Teyran

 

"Ça pue, ça cocotte et ça nous irrite, avec des conséquences sur notre santé ! » explique Greg Solinas, le président de ACiDC. 


"Depuis plusieurs jours, de fortes odeurs répugnantes sont signalées par les habitants des communes avoisinant la décharge de Castries, et tout particulièrement ceux de Saint Drézéry, Assas, Teyran. "Des odeurs de gaz, de matières en décomposition, de distillerie  Des nuisances telles que dans certains quartiers, mieux vaut ne pas ouvrir ses fenêtres ou prévoir un barbecue … "

Ces puanteurs s'invitent même pendant les animations festives, comme à Teyran vendredi 15, où elles ont perturbé l'ambiance d'un concert.


 

Au delà des odeurs, il y a aussi toutes les substances chimiques transportées ; avec un impact non négligeable à moyen et long terme sur la santé des populations avoisinantes.  A Assas par exemple, l'école et la crêche se trouvent au coeur du village, là où sont ressenties les odeurs.

Le collectif ACIDC est préoccupé par ces odeurs, la situation est terrible et risque d'empirer à cause des chaleurs actuelles ;  preuve s'il en était de l'absence de maîtrise de l'opérateur et son donneur d'ordres. L’association environnementale   persiste à exiger des pouvoirs publics de mettre fin à cette situation. Des mesures de la qualité de l'air en continu avec enregistrement sont devenues indispensables.

 

Plus que jamais mobilisé,  ACiDC continue son compte à rebours de la fermeture promise de la décharge de Castries en installant régulièrement une banderolle explicative sur le carrefour à proximité de la décharge.

 

ACiDC 

--
- - - - - ACiDC - - - -
En cas d'odeurs : écrivez a votre mairie et mettez ACiDC34@gmail.com en copie.
 
Retrouver ACiDC sur internet : dechargedecastries.fr et sur Facebook
Allez voir sur YouTube et Dailymotion les videos-reportages des actions en recherchant "decharge de castries" ou "ACiDC"

Publié le 23/06/2018 @ 15:10  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

ASSOCIATION DES RIVERAINS DE LA ZAC DE GAROSUD

Monsieur le rédacteur en chef,

L'heure d'un triste anniversaire approche. Ametyst s’apprête à fêter, seule dans son coin, entre élus et industriels, ses dix ans d'exploitation.

Il est évident qu'aucune association, aucun citoyen soucieux de l'écologie, de la protection de l'environnement et de l'économie des deniers publics ne se joindra aux festivités.

Elle représente l'échec total d'une filière de traitement des déchets dénoncé par deux fois par la Cour des Comptes.

Mercredi 6 juin à 14h30 se tiendra la commission de suivi de site où nos élus voudront encore nous faire croire à une réussite.

Nous tenons à affirmer que les odeurs et les mouches après dix ans, soit disant d’amélioration, incommodent toujours gravement toute la zone garosud.

Par ailleurs, le procédé qui re-mélange tous les déchets dans l'usine, dont ceux triés séparément comme les biodéchets, est effectif sur une année pleine depuis 2013.

Or, depuis le 10 mars 2016 une loi interdit ce genre de mélange,selon l'article 4 du décret n° 216-288 sur la gestion des déchets:

"Il est interdit de mélanger des biodéchets triés par leur producteur ou détenteur avec d'autres déchets n'ayant pas fait l'objet d'un même tri"

Cette disposition, codifiée au sein de l'article D.543-226-1 du code de l'environnement, établie que le mélange de déchets triés à la source avec un flux non trié, comme les ordures résiduelles, est en contradiction avec le message adressé aux administrés et aux professionnels sur l'utilité de leur tri avec des conséquences inévitablement néfastes sur les pratiques et le geste de tri.

Depuis bientôt deux ans, cette usine fonctionnerait dans l'illégalité. 

Nous attendons, à l'occasion de cette prochaine commission, une prise de position claire des autorités préfectorales sur cette situation inacceptable.

Nous célébrerons à notre manière dans les semaines qui viennent cet anniversaire.

Pour les riverains de Garosud,

Le porte parole

François Vasquez 

06 15 18 23 83

Publié le 07/06/2018 @ 12:25  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
 
 
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